Nivelles: peine de probation pour des menaces ayant provoqué la fermeture de l’IPET

Le tribunal correctionnel de Nivelles a tranché.
Le tribunal correctionnel de Nivelles a tranché. - C.H.

Relayée plusieurs fois, provoquant l’inquiétude des élèves et de leurs parents, cette vidéo avait été portée à la connaissance de la direction et des autorités judiciaires. Il avait été décidé de fermer l’école pour une journée. Une fois intercepté, Hugo, qui n’a pas nié être l’auteur du message, a indiqué qu’il avait agi de cette manière parce qu’il était harcelé. Un des harceleurs écope, par défaut, d’une peine de huit mois d’emprisonnement.

L’Institut provincial d’enseignement technique (IPET), après l’envoi de la vidéo menaçante, dans laquelle l’auteur annonçait qu’il n’hésiterait pas à tirer à l’arrivée de la police, et de photos montrant des armes à feu, était resté fermé durant une journée. Les policiers ont réussi à localiser Hugo, qui n’avait pas de domicile légal et n’était pas élève de cet institut. Une fois intercepté, il a expliqué aux enquêteurs qu’il avait posté ce message en réaction au harcèlement dont il faisait l’objet, notamment sur les réseaux sociaux. Pour prouver ses dires, il avait montré aux policiers une vidéo diffusée sur Facebook et le montrant couché au sol, dans une maison vide, et faisant l’objet d’un véritable passage à tabac. Un mineur d’âge et un majeur, Florian, le frappaient très violemment.

À l’audience, à la fin du mois de mai, Hugo, toujours détenu préventivement, avait confirmé cette version des faits. Florian, cité pour s’expliquer sur les faits de coups et de harcèlement, n’était pas venu et le dossier a été examiné par défaut à son égard. Le père d’un mineur d’âge était également poursuivi. Alors qu’il niait les faits, il était soupçonné d’avoir participé à une partie de la scène de coups envers Hugo, mais avant le tournage de la vidéo.

Le tribunal, dans le jugement rendu lundi, estime que la version de ce père de famille - il prétendait que les jeunes prévenus s’étaient ligués contre lui pour lui créer des ennuis - n’est pas crédible. Il écope d’une peine de travail de 100 heures.

Comme l’avait requis le ministère public à l’audience, Hugo est condamné à une peine de probation autonome de deux ans dont les conditions principales sont de se prêter à un suivi psychologique et à une guidance sociale. Quant aux huit mois de prison infligés par défaut à Florian, le tribunal les justifie en soulignant la gravité des faits, la grande violence des coups portés et la prise de conscience «relative» du prévenu durant l’enquête.

Belga

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