Viol et attentats à la pudeur sur le campus de l’UCLouvain: quatre ans requis

Onze victimes ont déposé plainte.
Onze victimes ont déposé plainte. - Photo News

Étudiant à Louvain-la-Neuve, le jeune homme avait l’habitude de participer à des soirées arrosées dans les cercles ou les kots, puis il cherchait à dormir sur place. Profitant de l’état d’ivresse d’étudiantes, endormies ou dans un état second, il procédait à des attouchements, sans tenir compte des protestations ou d’une situation empêchant tout consentement. Après une première plainte pour viol, classée sans suite en 2019, d’autres faits ont été dénoncés par un total de 11 victimes.

Le contexte des faits est pratiquement toujours le même, et le jeune prévenu est en aveu de pratiquement toutes les préventions. À l’audience, il a indiqué qu’il s’excusait auprès des victimes, qu’il agissait sous l’effet de l’alcool et des stupéfiants et qu’à l’époque, il ne se rendait pas compte de la gravité de son comportement.

Des explications que le ministère public n’est pas prêt à entendre. Après les premiers faits de viol dénoncés en 2019, le prévenu avait été entendu par la police. Ce dossier a certes été classé sans suite mais les dénonciations de la victime et l’audition à la police n’ont manifestement pas suffi au Jodoignois pour se remettre en question, puisqu’il a continué à s’en prendre aux étudiantes ivres en 2020 et en 2021, jusqu’à son interpellation et son passage devant une juge d’instruction.

« Les victimes, il n’en a rien à faire : ce qui l’intéresse, ce sont ses envies à lui. Nous sommes face à un prédateur », a requis la substitute en demandant que soit infligée au prévenu une peine de quatre ans d’emprisonnement assortie d’un sursis probatoire.

Le tribunal rendra son jugement le 14 juin.

Belga

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