Trois à sept ans de prison requis pour des agressions extrêmement violentes à Wavre

Le tribunal correctionnel de Nivelles.
Le tribunal correctionnel de Nivelles. - C.H.

Il est question d’extorsion, de séquestration des victimes durant plusieurs heures, de traitements inhumains, d’attentats à la pudeur? Le ministère public, confronté à des prévenus qui minimisent les faits et dont il estime qu’ils se rejettent la responsabilité des faits les plus graves, a requis des peines résolument sévères de trois, quatre, cinq, six et sept ans de prison.

La police avait lancé son enquête après un accident avec délit de fuite commis à Wavre. Après avoir retrouvé le propriétaire de la voiture en cause, il était apparu que le véhicule avait fait l’objet d’une extorsion, mais la victime n’avait pas osé déposer plainte. Alors que les investigations étaient en cours, le père d’un autre jeune homme s’était rendu au commissariat en expliquant que son fils avait été impliqué dans une bagarre.

En réalité, il était question d’un passage à tabac durant plusieurs heures. La première victime avait été enlevée par la bande, emmené dans un bois puis ramenée dans un appartement où elle a reçu des coups et a été obligé de faire différentes tâches ménagères durant une nuit entière.

La deuxième victime, qui souffre d’un handicap, a elle été obligée de suivre la bande dans un bois et forcée de se déshabiller pendant qu’un des prévenus la filmait. Sous les coups et les menaces, elle a été forcée à appeler un de ses amis qui devait 100 euros à un des prévenus. Un guet-apens a alors été mis sur pied. Le jeune piégé a été frappé, placé dans le coffre d’une voiture et emmené dans la cave d’une maison.

Des violences physiques et psychologiques, ainsi que des attentats à la pudeur - qui ont donné lieu au tournage d’une vidéo projetée à huis-clos à l’audience - ont été subies durant une nuit entière par les deux victimes. Le prévenu principal, contre qui sept ans de prison ont été requis, était aussi poursuivi pour l’agression d’un autre jeune, sur un quai de gare.

«Ils minimisent tellement que ça me rend folle», a commenté la substitut à l’audience, fustigeant l’extrême gravité des faits, la facilité de passage à l’acte et les antécédents judiciaires de certains prévenus. Les avocats de la défense plaideront le 3 juin.

Belga

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