Deux ans de prison pour organisation de faux castings et harcèlement

Le tribunal correctionnel a rendu son verdict: deux ans de prison.
Le tribunal correctionnel a rendu son verdict: deux ans de prison. - C.H.

L’intéressé était poursuivi pour des faits d’attentat à la pudeur, harcèlement et possession de fichiers pédopornographiques. De 2012 à 2021, il organisait de faux castings ou démarchait des jeunes filles pour des séances photo, leur faisant miroiter des possibilités de mannequinat ou de publicité alors qu’il cherchait juste à prendre des photos dénudées de victimes âgées d’une quinzaine d’années. Lorsqu’il n’obtenait pas satisfaction, il se montrait harcelant et menaçant.

Le prévenu aurait notamment embrassé de force l’une des jeunes filles qu’il recrutait via des annonces ou lors de reportages. Lors d’un faux casting, il a demandé à une autre de jouer le rôle d’une femme prête à tout pour réussir. Il lui est arrivé de créer de faux profils sur les réseaux sociaux, se faisant passer pour une directrice d’agence de publicité ou d’autres modèles qui avait eu recours à ses services de photographe, afin de manipuler les jeunes victimes.

Les deux ans d’emprisonnement infligés mercredi par défaut au prévenu sont conformes aux réquisitions du ministère public à l’audience. Le tribunal a également confisqué le matériel informatique de Jérôme B., et l’a privé de ses droits civils et politiques durant cinq ans. Pour fixer la hauteur de la peine, la justice a notamment pris en compte la durée de la période infractionnelle, la gravité des faits, le «comportement perfide» du prévenu qui a notamment créé de faux profils pour tromper les jeunes victimes, ainsi que sa «dangerosité évidente» et son manque de scrupules.

Belga

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