Covid-19: Omicron s’invite à la rentrée, masques obligatoires et autotests préconisés

Covid-19: Omicron s’invite à la rentrée, masques obligatoires et autotests préconisés

Commençons tout de même par la bonne nouvelle du moment : la rentrée scolaire se fera en présentiel. Pour la santé mentale des enfants et adolescents, c’est déjà un point positif. Mais ce côté positif a évidemment un « prix » et celui-ci se décline en deux étapes.

La première, c’est le port du masque, obligatoire pour les enfants, dès la 1re primaire. Pas toute la journée, évidemment, mais pour de jeunes enfants, ce n’est pas simple et cela demandera beaucoup de psychologie et de sens didactique aux parents et enseignants afin d’expliquer aux enfants pourquoi ils devront porter le masque en classe.

La seconde partie, ce sont les autotests pour les enfants, vivement recommandés. Selon les différents ministres de la Santé du pays, il est essentiel de garder son enfant à la maison s’il présente des symptômes. Ils recommandent aux familles de faire passer un autotest aux enfants en âge scolaire une fois par semaine. De la sorte, il s’agit d’alléger un peu les règles de dépistage et quarantaine pour maintenir les écoles ouvertes autant que possible.

Une classe de primaire sera placée en quarantaine (la classe est alors fermée) dès qu’il y a 4 cas positifs (plutôt que 2) dans la classe ou 25 % des élèves, et ce pour 5 jours (plutôt que 7). Si un élève a un contact à haut risque en dehors de son foyer, il peut continuer à aller à l’école. Mais quand ce contact a lieu au sein du foyer, il doit être en quarantaine.

Il est conseillé d’effectuer le premier autotest juste avant la rentrée prochaine. Si les élèves (en primaire) portent correctement le masque en classe et que les locaux sont bien ventilés, les enfants (en primaire et maternelle) peuvent être considérés comme des contacts à faible risque de contamination entre eux. « Les autotests peuvent être effectués dès que l’enfant est âgé de 3 ans », nous précise une pédiatre. « Et si vous réalisez un autotest antigénique nasal, vous ne devez pas l’enfoncer plus loin que 2 centimètres en tournant légèrement pendant 15 secondes. Si vous préférez un test salivaire, votre enfant devra cracher sa salive dans un petit pot ou récipient. »

Les nouvelles règles sont valables jusqu’aux vacances de carnaval, fin février, avec une évaluation à mi-parcours, soit fin janvier.

L’un des principaux objectifs de ces mesures est de maintenir les écoles ouvertes dans des conditions sanitaires sécurisées. Les enfants, les élèves et les enseignants doivent pouvoir fréquenter les classes, ont insisté les ministres compétents. De tels assouplissements sont possibles grâce entre autres à la « couverture vaccinale relativement élevée des élèves de 12 ans et plus », et au fait que la ventilation et le port du masque (à partir des primaires) sont entre-temps bien implémentés.

La nouveauté pour les enfants: privilégiez le nasal

Tester vos enfants, via des autotests, avant la rentrée scolaire de lundi : c’est ce qui est recommandé par les autorités afin de redémarrer sur de bonnes bases. Et ensuite, la recommandation est d’en effectuer un par semaine.

Deux types d’autotests existent : nasal ou salivaire. À choisir entre les deux, les experts ont toujours privilégié le nasal, considéré comme plus efficace. Mais s’il s’agit d’en effectuer un toutes les semaines, les parents pourraient être tentés de recourir au test salivaire, moins incommodant puisqu’il suffit alors de cracher dans un entonnoir.

Bonne ou mauvaise idée ? Pour le virologue Steven Van Gucht, la réponse n’est pas facile. « Avant le variant Omicron, je vous aurais déconseillé d’utiliser un test salivaire, qui n’est pas très fiable avec une sensibilité inférieure à celle d’un test nasal », expliquait-il ce week-end dans les journaux du groupe Sudinfo.« Mais avec Omicron, quelques rapports disent que le salivaire s’avère être un bon échantillon. (…) Il s’agit de rapports préliminaires. Il est donc encore un peu difficile d’identifier la valeur de l’autotest salivaire. »

Pour la rentrée de lundi, il conseille donc toujours le test nasal, quitte à passer plus tard au test salivaire.

Actuellement, les autotests – dont le coût évolue entre 3 et 8 euros – sont partiellement remboursés pour les bénéficiaires de l’intervention majorée. Pas pour les autres.

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