Dedonder découvre chez Thales-Tubize un des joyaux belges de la cyber-sécurité

Dedonder découvre chez Thales-Tubize un des joyaux belges de la cyber-sécurité
Belga

La ministre de la Défense, Ludivine Dedonder, est allée lundi à la découverte du site de l’entreprise Thales Belgium installé à Tubize, qui se consacre à des développements en matière de sécurité cybernétique tout en modernisant les équipements des armées belge et luxembourgeoise.

Cette implantation belge est l’une des six implantations du groupe français spécialisé dans la défense et la sécurité ainsi que l’aérospatial et le transport.

Elle s’y est rendue sur invitation du patron de Thalès Belgium-Luxembourg, Alain Quevrin, dans le cadre des visites qu’elle rend aux entreprises belges du secteur de l’industrie de défense.

Le site de Tubize de Thales Belgium SA emploie 130 collaborateurs – sur le millier de personnes qu’emploie le groupe français en Belgique, dans les trois Régions.

Il est l’un des centres de compétence belge de Thales, spécialisé dans le design, le développement et la fourniture de systèmes d’information critiques pour tout type de plateforme à usage des clients des secteurs de la défense, de la sécurité – comme le Centre pour la Cybersécurité Belgique (CCB) –, de l’aéronautique et du transport.

Cyber- sécurité et exploitation d’informations sensibles

Mme Dedonder a notamment découvert les technologies développées par Thales en Belgique dans les domaines de la cyber-sécurité et de la protection, la transmission et l’exploitation d’informations sensibles.

Nombre de celles-ci seront fournies par les futurs systèmes d’armes de l’armée belge – avions de combat F-35 et drones américains MQ-9B Skyguardian, véhicules blindés français Griffon et Jaguar, nouvelles frégates polyvalentes en coopération avec les Pays-Bas – mais qui utiliseront des protocoles différents appelés à être fusionnés au profit des utilisateurs finaux, les militaires belges chargés de gérer les opérations, principalement à l’étranger.

Attaques cybernétiques simulées

La ministre a notamment découvert le CyberLab (laboratoire Cyber) de Thales qui simule des attaques cybernétiques menées par des acteurs – étatiques ou non – contre des réseaux militaires ou des organismes gouvernementaux, et le centre de développement de produits d’encryptage de données, un domaine entouré du secret défense.

Elle a également visité – dans un bâtiment baptisé « le parabolique », une ancienne briqueterie – le hall d’intégration de systèmes de mission dans des véhicules militaires – des MPPV (MultiPurpose Protected Vehicles) de type Dingo II des armées belge et luxembourgeoise ainsi que l’un des prototypes du blindé de reconnaissance Pandur en cours de modernisation.

La Belgique, premier client export de ce système

L’un des volets de ces travaux consiste à monter à bord de ces véhicules de la composante Terre des radios tactiques SYNAPS (CONTACT dans l’armée française), la Belgique étant le premier client export de ce système conçu par Thales et appliqué au programme binational de blindés CaMo (Capacité motorisée).

« Cette visite entre dans le cadre des rencontres programmées avec les entreprises liées à l’industrie de Défense et plus particulièrement celles liées à notre Défense. Ces contacts sont importants pour moi car ils me permettent de rencontrer les partenaires de mon département et de prendre connaissance des développements futurs de l’industrie », a commenté Mme Dedonder à l’issue de sa visite de Thalès Belgique.

« Les partenariats avec le réseau d’industrie de défense belge et européen participent à garantir notre autonomie stratégique et notre résilience. Ils dynamisent également la recherche industrielle et universitaire dans des domaines d’importance stratégique », a-t-elle ajouté.

« Tant au niveau stratégique que tactique, on retrouve la technologie de Thalès notamment dans les domaines de la cyber intelligence ou encore le partage et l’exploitation sécurisée d’informations. Nous avons fait un état des lieux de la présence de Thalès en Belgique et ainsi que les projets dans lesquels le groupe est impliqué au niveau belge, luxembourgeois, européen et otanien », a poursuivi la ministre.

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