Court-Saint-Étienne: l’Arbre de la Justice amoché par un chauffard

L’état de l’Arbre après le passage du conducteur.
L’état de l’Arbre après le passage du conducteur. - FB

Ce matin, c’était la grande surprise au réveil pour les habitants de Court-Saint-Étienne. L’Arbre de la Justice, situé au cœur d’un rond-point sur le territoire du village de Sart-Messire Guillaume, a été amoché ce dimanche soir aux alentours de 18 heures. « Je me suis rendu sur les lieux vers 21 heures. J’ai pu constater que l’Arbre était plié à 45 degrés et que les bollards étaient couchés au sol », témoigne Jean-Christophe Jaumotte, l’échevin de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire.

Cette fois, contrairement à il y a quatre ans, ce n’est pas un acte intentionnel. Selon les premiers éléments, un conducteur voulant éviter un gibier, a dévié de sa trajectoire, terminant sa course au milieu du sens giratoire. Malgré les poteaux en bois disposés tout autour, l’arbre n’a pas résisté au choc. « On peut regretter la malchance du conducteur mais cela arrive. Il vaut mieux un arbre qu’un enfant mais c’est quand même malheureux pour le symbole de la Commune », confie l’échevin.

Après intervention des policiers sur les lieux, le conducteur n’était sous aucune influence.

Le second incident

Si c’est la première fois que cet arbre est percuté par un conducteur, auparavant, il a déjà été pris pour cible. En février 2017, le tilleul, planté au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, avait été tronçonné durant la nuit. Il n’y avait alors aucun doute sur le caractère criminel des faits. Suite à cet acte, la Commune s’était promise de replanter un arbre à l’intersection. Chose promise, chose due : le nouvel Arbre était planté le 18 décembre et inauguré six jours plus tard.

Le nouvel arbre était inauguré le 24 décembre 2017.
Le nouvel arbre était inauguré le 24 décembre 2017. - D.R.

Quatre ans plus tard, nouvel incident. La Commune promet, une seconde fois, qu’un nouvel arbre sera replanté si celui-ci est trop abîmé. Selon l’échevin de l’Urbanisme, rien ne justifierait, en plein milieu des champs, que la route soit davantage éclairée. Il n’écarte cependant pas l’idée de réfléchir à d’autres aménagements comme par exemple remonter les bordures afin de protéger l’arbre, sans pour autant mettre en danger les conducteurs qui s’y frotteraient.

Julien Lahou

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