Huit ans requis pour le viol de trois adultes déficients mentaux dans une institution

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Photo d’illustration. - Isopix

L’intéressé est poursuivi pour le viol de trois pensionnaires, deux femmes et un homme, en 2017 et 2018. Il a été licencié pour faute grave lorsque la direction a eu vent des révélations faites par les victimes, et les faits ont été dénoncés à la police. Le ministère public a requis une peine de huit ans d’emprisonnement. Le prévenu, lui, nie catégoriquement ce qui lui est reproché et son avocat a dès lors plaidé l’acquittement.

En novembre 2018, le prévenu avait été surpris par un éducateur alors qu’il se trouvait en début de matinée sur le lit d’un résident, dans la chambre de celui-ci. Le résident en question, était torse nu et l’éducateur a remarqué qu’il avait le sexe en érection. L’ouvrier a immédiatement quitté la pièce, manifestement embêté, et prétexté une réparation à effectuer à un WC.

Cette situation a rappelé aux responsables de l’institution qu’un an auparavant, une résidente avait affirmé que le suspect lui avait mis la main sur la poitrine et dans la culotte. Elle avait été victime d’un AVC peu avant et ses déclarations n’avaient pas été jugées crédibles à l’époque. Après ce nouvel épisode, une troisième victime a affirmé que le prévenu avait abusé d’elle après l’avoir emmenée dans un local technique.

Le ministère public, dans son réquisitoire, a parlé de perversité et de « faits particulièrement crapuleux » commis à l’encontre de personnes dont le prévenu connaissait la fragilité. Une peine de huit ans d’emprisonnement a été requise. L’avocat de la défense, relayant les dénégations de son client, a plaidé l’acquittement. Le tribunal rendra son jugement le 4 novembre.

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