Une enquête ouverte pour le meurtre d’une octogénaire dans un home d’Anderlecht

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Une enquête pour meurtre.
Une enquête pour meurtre. - T.V.A.

« Lundi la police a été appelée pour un assassinat dans une maison de repos à Anderlecht. La victime est une femme de 85 ans et réside dans la maison de repos. Le parquet a demandé au laboratoire de la police fédérale et d’un médecin légiste d’aller sur place. Un juge d’instruction a été demandé aussi. Il y aura une autopsie. L’enquête est en cours », nous confirme le parquet de Bruxelles, confortant les informations de RTL.

Néanmoins aucune autre information n’a filtré sur les premiers éléments qui laissent penser à un meurtre.

Nos confrères, sur base d’une alerte lecteur écrivent que l’octogénaire a pu être égorgée. Cette information n’est toutefois pas confirmée par le parquet de Bruxelles.

Les faits se sont déroulés au Clos Bizet, sur la chaussée de Mons à Anderlecht. La directrice de l’établissement nous a fait part de son étonnement ce mercredi. Selon cette dernière, Gerda Hanssens, aucun membre du personnel ni aucun résident n’a été emmené afin d’être entendu sur ces faits. D’après la directrice, c’est l’infirmière de nuit qui a découvert le corps sans vie de la pensionnaire et qui a directement formulé le 112.

« La police ne donne aucun détail, même pas à nous », nous déclare-t-elle.

La potentielle victime d’un acte criminel n’était arrivée que très récemment au Clos Bizet. Ces faits, probablement survenus dans la nuit de dimanche à lundi sont rarissimes dans le milieu des maisons de repos comme nous le confirme Vincent Fredericq, le secrétaire général de Fermabel, qui défend les intérêts des maisons de repos. « C’est absolument tragique tant pour la personne que la famille bien que, pour l’instant, peu d’informations nous soient revenues du terrain », nous commente-t-il.

Des faits tellement rares, que le secrétaire général ne s’en remémore que de deux sur ses 27 années carrières. « Dans les années 90, un couple de résident avait été tué par leur fils militaire », nous évoque-t-il. Ce drame survenu dans un home à la limite du Hainaut et du Brabant wallon en avait choqué plus d’un. Le militaire à la retraite rendait visite chaque jour à ses parents jusqu’à ce que l’impensable survienne. Suite au cri des pensionnaires, le personnel avait débarqué et retrouvé le militaire qui tentait de se suicider.

« À l’époque, on m’avait questionné sur les mesures de sécurité dans les maisons de repos. Ici la question se pose moins puisque cela serait arrivé de nuit, mais j’avais répondu à l’époque qu’on n’allait pas commencer à installer des portiques de sécurité dans les homes ou encore fouiller les visiteurs, d’autant plus s’ils sont de la famille », souligne-t-il, en rappelant qu’à ce stade rien n’était établi dans le décès de l’octogénaire d’Anderlecht.

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