Le nombre d’emplois à plein-temps à son plus haut niveau en quatre ans

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Fin 2019 – avant le déclenchement de la crise –, ce taux était de 63 % et il y a cinq ans de 61,4 %. Après une extrapolation basée sur les données de plus de 35.000 employeurs du secteur privé, les entreprises belges ont encore le potentiel, dans leurs propres rangs, d’employer 300.000 équivalents temps plein supplémentaires.

Le nombre de salariés employés à temps partiel a également augmenté de manière constante ces dernières années. Près de 78 % ont ainsi un emploi pendant au moins quatre cinquièmes du temps. Cela représente une augmentation d’environ 4 % par rapport à il y a cinq ans.

Le nombre de personnes travaillant moins de quatre cinquièmes du temps est, par contre, en baisse depuis des années. La proportion de salariés travaillant à mi-temps ou moins a particulièrement chuté au cours des cinq dernières années, passant de 14,1 à 11,4 %.

Selon Acerta, l’étroitesse du marché du travail est l’explication du passage des contrats à temps partiel à ceux à temps plein. « Depuis quelques années, nous observons une tendance où les formes d’emploi inférieures (moins de 80 %, NDLR) deviennent moins populaires. La crise de l’immobilier a quelque peu ralenti la croissance vers plus d’emplois à temps plein, mais nous sommes maintenant au niveau le plus élevé jamais atteint de personnes travaillant à temps plein », analyse le prestataire de services RH.

D’après ce dernier, la crise du coronavirus a également contribué au fait que le nombre de contrats à mi-temps ou moins a fortement diminué. « Si l’économie se redresse, les ’petits’ emplois reviendront probablement en premier, tout comme les travailleurs intérimaires », prédit Acerta.

Selon un calcul du prestataire de services RH, les entreprises belges pourraient encore créer 300.000 équivalents temps plein si elles font passer leurs employés qui ne travaillent pas encore sous ce statut vers un tel contrat. Elles pourraient aussi faire basculer 145.000 salariés qui travaillent moins de 80 % du temps vers un contrat à quatre cinquièmes. « Si les entreprises peuvent réduire les obstacles à l’emploi à temps plein, le potentiel est encore énorme. L’offre/le maintien du travail à domicile, par exemple, peut être un levier, tout comme une politique salariale flexible et équilibrée », suggère Acerta.

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