Dojo fédéral à LLN: analyse financière et juridique avant une décision définitive

Visuel du bureau d’architectes Greisch.
Visuel du bureau d’architectes Greisch. - Bagsa.

Il n’y aura pas de décision définitive dans le cadre du fastidieux dossier du dojo fédéral à Louvain-la-Neuve, à l’arrêt depuis 2017, avant une analyse financière et juridique de la situation, a affirmé le ministre régional des Infrastructures sportives, Jean-Luc Crucke, interrogé sur le sujet, mercredi, en commission du parlement wallon, par le député humaniste André Antoine.

« Ma volonté est de concrétiser le dojo tant attendu par les membres de la Fédération francophone de judo, mais pas à n’importe quel prix et en tous les cas, dans le respect des dispositions légales », a martelé le ministre en rappelant que le porteur du dossier est bien la Fédération francophone de judo et non le Centre de Haut niveau du Judo (CHNJ), une ASBL de gestion interne.

Des clauses non-respectées

Dans le collimateur de Jean-Luc Crucke : la promesse ferme de subvention signée par André Antoine le 5 juin 2014 qui était conditionnée à la production, avant le début des travaux, d’un droit de jouissance, en faveur de la Fédération francophone de judo, pour une période minimale et ininterrompue de 20 ans sur le bien concerné par la demande de subside. « Force est de constater que les clauses émises à l’époque par vos soins n’ont pas été respectées puisque le seul bail transmis est en faveur de l’ASBL Centre de haut niveau de judo créée en février 2014 », a pointé le ministre.

Un premier contact a été établi, le 20 avril dernier, entre les acteurs du dossier et le cabinet du ministre. À l’issue de cette réunion, le président de la Fédération francophone de judo a sollicité un délai complémentaire afin de pouvoir analyser le dossier et saisir le Conseil d’administration en vue d’avoir son assentiment sur les solutions proposées.

« En outre, après de nombreuses sollicitations, mon administration a enfin pu disposer de certaines preuves de paiement des factures par l’ASBL ’CHNJ’. Une analyse approfondie de ces éléments financiers a été opérée. Il en ressort que seules 13 factures sur 15 ont été payées à l’adjudicataire », a poursuivi Jean-Luc Crucke selon qui un rapport global de l’administration est désormais attendu.

« Si je souhaite voir ce projet redémarrer dans les plus brefs délais, vous pourrez comprendre qu’avant de pouvoir adopter une décision définitive pour ce dossier, je souhaite disposer préalablement d’une analyse juridique et financière. Dès réception de celle-ci, je réunirai l’ensemble des parties afin d’aboutir à une solution définitive. Et si d’aventure d’autres démarches devaient être entreprises, je ne manquerai pas d’y faire face », a enfin conclu le ministre.

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