Association de malfaiteurs: en famille devant le tribunal correctionnel à Marche

Le palais de justice de Marche.
Le palais de justice de Marche. - Belga

Fils, père, mère et belle-fille doivent répondre de préventions allant de l’abus de confiance à l’usage de faux. À la tête d’un commerce de voitures d’occasion, le fils rachetait certains véhicules via des chèques sans provision. À cela s’ajoutent des préventions de recel et détournement d’actifs. L’intéressé revendait des voitures alors que sa société venait d’être déclarée en faillite, prétextant que son épouse s’était à son tour lancée dans une activité commerciale. Le père se retrouve mêlé au dossier pour s’être occupé du volet administratif de l’entreprise. La mère, pour avoir utilisé son nom dans le rachat d’un véhicule d’origine douteuse.

Les peines requises vont de la peine de travail à 10 mois de prison. Pour le parquet, les faits relèvent de l’association de malfaiteurs. « On voit la récurrence des processus d’escroquerie. C’est leur façon de faire de l’argent. » La défense, qui conteste la plupart des préventions, parle plutôt une forme de solidarité familiale. Et invoque le dépassement du délai raisonnable. « Sept ans de procédure pour une affaire dont la complexité ne le justifie pas », pointe une avocate. Jugement le 11 juin.

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