Pour une vraie compétition

Maxence Gilet, coach d’Andenne (R1 Homme)

Malgré l’arrêt temporaire du championnat, les Andennais ont continué à s’entraîner. Du moins, tant que cela était permis, bien entendu. « Même sans contact, il y avait moyen d’organiser des séances avec du contenu. Du maniement de balle, du shooting, de la préparation, c’est toujours utile. J’ai la chance d’avoir des gars qui ont faim de basket mais cette motivation, il faut pouvoir l’entretenir sur du long terme. Selon moi, lorsque cela sera permis, il faut revenir à la compétition. Sans enjeu, cela va être compliqué de travailler en continu. Tu ne peux plus reprocher à certains joueurs de ne venir que quand cela leur chante. Peu importent les scenarii de reprise proposés, la Fédération prévoit au préalable quatre semaines de préparation. On serait alors dans de bonnes conditions pour entamer un championnat. C’est important parce que pour l’instant, je sais que mes joueurs vont aller courir mais ils auront besoin de retoucher la balle, d’avoir de l’opposition et des contacts. Bien entendu, en fonction du nombre de week-ends disponibles, il faudra un peu se casser la tête pour trouver la bonne formule. » Surtout en R1, où il y a 18 équipes (3 séries de 6).

David Roussaux, coach de Boninne (R1 Dames)

« L’initiative de l’AWBB a le mérite d’exister. Je ne sais pas si le timing est bon, il y a encore tellement d’incertitudes mais mieux vaut lancer cette consultation maintenant que jamais. Ce sera à la Fédération de trancher et c’est mieux ainsi, sinon cela partirait dans toutes les directions. » Mieux vaut-il des matches amicaux agencés selon le bon vouloir des clubs ou un véritable championnat avec un calendrier à respecter ? « Si on recommence fin février, on peut se contenter de joutes amicales pendant deux mois pour retrouver un peu de rythme et préparer la saison suivante. Par contre, si on a le feu vert après le Nouvel An et qu’on a pu faire une vraie préparation, une compétition a encore du sens. Cela n’engage que moi, on doit encore se consulter au sein du club. Rester à quatorze, c’est bien, on rencontrerait tout le monde (ndlr : une seule fois) mais on n’affronterait peut-être pas à domicile un concurrent direct. Deux séries de sept gommerait ce souci mais rien ne dit que les poules seraient équilibrées. Les deux formules ont des avantages et des inconvénients. Dernière chose, ce n’est pas parce que la compétition recommence qu’il n’y aura pas une nouvelle pause, des matches remis à reprogrammer ou des rencontres à jouer sans une ou deux joueuses clés. On n’a pas fini de s’adapter. »